Histoire de la commune

Historique

Infrastructure

Anecdotes

Historique

ÉPOQUE GALLO ROMAINE 121 avJC à 476

Une première implantation Gallo-romaine se fait dans le domaine d’ARCONSUS (Arconsat). Pour ces romains nous étions les ” barbari ” (c’est à dire ni romain ni grecs) : d’Arconsat à Celles le chemin passait par le Sétol et montait la côte de ” Barbarii “.
La Durolle de l’époque, n’a pas de rouets donc pas de retenues pour les biefs. Cette rivière, dont le débit était très supérieur à celui d’aujourd’hui a servi au flottage pour emmener le plus rapidement possible les bois de Montoncel aux fours des potiers de Lezoux.

ÉPOQUE MÉDIÉVALE 476 ap – 1492

Dès le début du XIVe siècle des seigneurs de la Celle se sont succédés. Les premières fortifications furent détruites par les Anglais. Le 9 janvier 1451, le Roi Charles VII permit de fortifier le château du Puy de Celle à Antoine de Celle écuyer, seigneur du Puy de Celles. Ce qui ne se fît pas car son fils Louis XI ne permettra pas ces restaurations de demeures féodales. Il utilisa les matériaux provenant des destructions à agrandir l’église du XI e siècle et à bâtir le clocher.
Il ne reste du château de Puy de Celles, que le galbe du portail, sauvegardé grâce à sa coquille Saint-Jacques, on y voit l’image du seigneur et de son épouse gravée dans les alvéoles de cette décoration, les feuilles d’acanthes soulignant le style corinthien.
Les pèlerins pour Saint-Jacques-de-Compostelle passaient par le village de Celles puis l’Eau de Pie (l’Os de Pie), par Luc ou il existe une maison appartenant à un des fils du Seigneur de Celles Hospitalier et même chevalier du Temple et rejoignaient Thiers par les Combes, Membrun, Dégoulat…
Sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, les pèlerins venaient de Bourgogne, Cluny, Charlieu, le col de Saint-Thomas, Issoire, Le Puy. Nous avons une particularité dans notre région, sur nos maisons des cœurs gravés dans la pierre des linteaux de porte, cœur toujours gravé à l’envers lorsqu’il est seul ou à l’endroit lorsqu’il est accompagné de deux autres petits cœurs, ces bâtiments disparurent à l’édification de la route N89 Lyon/Bordeaux en 1812.(à l’entrée du bourg, signe des relais des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle)
Ces cœurs étaient des tenants, indiquant aux pèlerins illettrés, les lieux de repos d’accueil où le couvert mais surtout le gîte leur était assuré, dont Celles était un relais.

 

RENAISSANCE 1300-1600

Succession des Seigneurs de Celles :

  • 1310 Philibert de la Celle
  • 1314-1336 Jean de la Celle (maison forte de la Montmentin)
  • 1322 Guillaume de la Celle
  • 1451 Antoine de Celles
  • 1516 Jacques et Antoine de la Celle François Seigneur de Puy de Dorat
  • 1575 Gabrielle de Puy de Celle & Gilbert de Besse de la Richardie
  • 1615 René Seigneur du Puy de Celle, de Genestoux, Palerme
  • 1666 Hiérome Comte de la Richardie Seigneur de Puy de Celle, Viscomtat, Palerme
  • 1716/1731 : 3 fils chanoines, 1 fils Chevalier de Malte
  • 1789 M. de Besse de la Richardie : seigneur du Puy de Celle

Celles étant situé en Aquitaine et assujetti à la gabelle du Languedoc, la taxe sur le sel était moins importante que sur les territoires de petite et grande Gabelle (l’Auvergne pays rédimé parce qu’ayant été soumis aux lois du Roi d’Angleterre, duc de Normandie, Henri II Plantagenêt par son mariage avec Aliénor d’Aquitaine dont l’Auvergne était une de ces provinces)
Le Montoncel est la limite de ces trois territoires d’où l’importance de la contrebande du sel des Faux Sauniers. Les Bois Noirs abritent une population de travailleurs de la forêt (Bucherons, sabotiers, fendeurs de bois, scieurs de long et des charbonniers) solidaires et réfractaires aux lois et impôts du Royaume, qui facilitent le commerce des Faux Sauniers (dont le plus célèbre contrebandier Louis Mandrin).
L’impôt sur le sel (la gabelle) sera à l’origine de la révolte contre la royauté, qui fera naître la Révolution de 1789.

LA RÉVOLUTION 1789

A la création des communes à la révolution de 1789, Viscomtat était un hameau de la commune de Celles (ce n’est que sous le règne de Louis XVIII que Viscomtat est devenu commune) Celles comportait 109 villages et hameaux soit environ 3700 habitants.
Début des communes 1794, la commune de Celles appartient au district de Thiers.
1er maire de Celles : M. Raffin André
Parmi les officiers municipaux et notables nous retrouvons encore des noms de famille de nos jours : Genet, Planche, Sannajust, Delaire, Vachias, Dozolme, Androdias, Beaujeu, Depis, Cornet, Fafournoux, Boulay, Barnérias, Vallé…
Le conseil général sera installé le 28 Germinal AN 2 de la République Une et Indivisible :
ART.4 (…) ” Le conseil général fera célébrer avec solennité Républicaine et rassemblera à cet effet tous les citoyens et citoyennes, dans la Maison du Peuple, pour entendre la lecture des Lois, donnée par la Convention Nationale, pour leur donner des discours instructifs, qui seront prononcés par des membres de la Société populaire. Le conseil général se fera un devoir d’y assister ” (…)
Le comité de Surveillance de Thiers punira toutes pratiques religieuses (célébration du culte le dimanche…)
ART.6 Tous les moyens seront employés pour attirer dans la commune, des instituteurs et institutrices, éclairés et républicains afin d’organiser sans délais les écoles primaires.
AN 9 de la République (1801) le Concordat avec l’église a été signé, Mathieu Beaujeux maire de Celles, réuni le conseil municipal afin d’établir la liste et coût des réparations du clocher de l’église.
AN 13 (1805) le conseil municipal a décidé que pour parvenir au recouvrement du coût des réparations (soit la somme de 3747 livres), il sera prélevé sur tous les contribuables de la commune…
Une circulaire de M. le Préfet demande au conseil de délibérer sur le traitement du desservant et du vicaire. Le conseil décide de n’accorder aucun traitement au curé, payé par le gouvernement.

ORIGINE DU NOM CELLES SUR DUROLLE

Le nom de CELLES vient du mot ” CELLA ” qui est dans l’antiquité un lieu du Temple avec la statue du Dieu que l’on vénérait. Un lieu de culte existait donc, celte à l’origine, romanisé ensuite et christianisé à la fin de la Gaule romaine.
Ce lieu de culte était entouré d’une palissade d’où le nom place du Palais.
Pendant des siècles, la source du Palais a été la seule du bourg.
26 août 1928 ” Afin d’éviter les confusions très préjudiciables aux commerçants et aux industriels, dans la réception de leurs correspondances, entre les noms de CELLES et de GELLES, le Conseil Municipal propose d’ajouter au nom de Celles l’expression ” sur Durolle “, de ce fait Celles deviendrait CELLES sur DUROLLE. ”

Infrastructure

  • 1806.prise en compte du salaire de l’instituteur primaire, n’a été effectivement obtenu qu’en 1832
  • 1834 le maire propose au Conseil Municipal la construction d’un édifice comprenant la maison commune, une salle de Police et un logement pour l’instituteur (encore mairie en 2002), adoptée à l’unanimité.
  • 1876ouverture d’une école mixte au village des Sarraix pour desservir : Les villages Pradel, Pouy, La Pourdalière, La Grande Brugière, Mallaret…etc.…cette école est rendue nécessaire par l’absentéisme des enfants trop éloignés de l’école du bourg.
  • 1879- décision du Conseil Municipal pour la construction d’une école de fille sur le terrain appelé ” La croix de Fer ” (actuelle école publique).
    Décision de l’enseignement religieux d’ériger une école de garçon appelé ” ÉCOLE Des FRÈRES ” sur le terrain de M. Obstancias. Cette construction, l’aménagement et l’entretien des bâtiments, le traitement des Frères et l’aide aux jeunes orphelins seront financés par une collecte de timbres du monde entier. Collecte initiée par le Frère Alarin-Marie (1837/1911) né à la Grande-Brugière commune de Celles (1873 : première collecte de 2 Frs – le départ est donné, 1885 : 40 millions de timbres décollés, triés & vendus l’école St Joseph voit le jour.
  • 1911 : 12 tonnes de timbres couronnent 38 années de travail)
  • 1887 existaient à Celles, une école de garçon, une école de fille, une école congréganiste et les écoles des Sarraix, de Chanier, de Chapelat, de Maubert & Ferrier.
  • 1902 en riposte contre l’école congréganiste, création d’une caisse des écoles alimentée par des subventions communales, départementales et de l’État, des dons en nature (vêtements, livres, papeterie, denrées alimentaires), des fêtes de bienfaisance, dans le but de ” stimuler les familles pour l’instruction de leurs enfants, faciliter la fréquentation régulière de l’école … et de donner aux enfants des familles indigentes les fournitures classiques… “
  • 1922 une commission du Conseil Municipal a été désignée pour aller à Paris pour obtenir des subventions pour les réparations des écoles.
  • 1928 l’ instituteur de l’école des Sarraix demande l’ouverture d’une deuxième classe du à un sur effectif d’élèves (51 enfants) en compensation le maire propose la suppression d’un poste à l’école de garçon : refus du Conseil Municipal. Le maire propose la transformation de la troisième classe de filles en classe enfantine vu que la majorité des entrées d’élèves à lieu à six ans, le Conseil Municipal refuse. L’école libre a publié sa fermeture du à l’effectif scolaire qui serait passé en cinq à six ans de 78 élèves à 25.
  • 1933 le Conseil Municipal accorde à titre d’encouragement une somme de 20 FF à tous les élèves de la commune reçus au certificat d’études. Le principe d’accorder des fournitures scolaires à tous les élèves est adopté à l’unanimité, une délégation est nommée pour la vérification des fournitures distribuées
  • 1938 en raison de la somme importante destinée aux fournitures scolaires, l’intérêt de la commune serait de mettre cette fourniture en adjudication (pour être admis à concevoir à cette adjudication les soumissionnaires devront être de nationalité française et jouir de leurs droits civils, adjudication aux rabais sans soumission cachetée)
  • 1941 le Secrétaire d’État à la fonction publique oblige les écoles de la commune (Bourg de Celles, Ferrier, Chanier, Chapelat, Maubert) à être doté de terrain de jeux. Une école enfantine devrait être créée au bourg de Celles
  • 1942 la Caisse des écoles réunie en séance du 1er mars 1942 a décidé de fusionner (école publique et école privée) et que la subvention allouée par le Conseil Municipal sera répartie au prorata du nombre d’élèves de chaque école.
  • 1945 décision du Conseil Municipal pour la création d’une cantine scolaire le Conseil Municipal accorde à titre d’encouragement une somme de 50 FF à tous les élèves de la commune reçus au certificat d’études
  • 1945 (décembre) la municipalité demande qu’on puisse organiser une petite fête de Noël dans chaque école, le programme sera établi par les instituteurs. Le Cercle Laïc de Celles a décidé de verser 10 FF par élève pour offrir une gâterie aux enfants.
  • Dès 1871 le Conseil Municipal demande à la compagnie de Chemin de Fer qu’une gare ou une station soit établie à Prenlat, lieu stratégique entre les communes environnantes (St Remy, Celles, Arconsat, Viscomtat et Palladuc). Il fait valoir que ces communes peuvent produire par semaine, un tonnage de plus de 81700 kgs, et fournir plus de 700 voyageurs (la population totale est de 15000 habitants).
    La Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) est très réticente au vu des dépenses à consentir. Elle demande aux communes de prendre à leur charge un éventuel déficit (Thiers trois 10ème, Celles trois 10ème, St Rémy, Viscomtat, Ste Agathe, Vollore Montagne chacune un 10ème)
  • 1883 toutes les communes acceptent sauf Ste Agathe et Vollore-Montagne donc Celles paiera cinq 10ème
  • 1885 l’emplacement de la Halte est définitivement choisi à Prenlat (actuel lieu-dit Gare de Celles)
    Le Conseil Municipal s’est battu pendant de nombreuses années pour un projet finalement fort rentable pour la Compagnie PLM
  • 1887 la gare de Prenlat devient la gare de Celles
  • 1895 demande du Conseil Municipal pour la création d’une gare de marchandises
  • 1920 demande du Conseil Municipal d’une desserte d’Autobus (ligne Vollore Ville – Vollore-Montagne – Viscomtat, et Celles direction Thiers)
  • 1927 une délégation du Conseil Municipal est envoyée à Paris pour avoir l’appui des parlementaires de Département pour obtenir de la Compagnie ” PLM ” la transformation de la Station de Celles en gare ouverte à la petite vitesse.
  • 1935 installation de l’éclairage électrique à la gare, jusqu’à cette date l’éclairage était assuré par des lampes à pétrole
    La Compagnie ” PLM ” demande le changement de l’emplacement de l’atelier de distillation, elle ne tolère plus la distillation aux abords de la gare de Celles sur Durolle
  • 1940 arrêt des barrières de passage à niveau
  • 1940 la réalisation d’une gare de marchandises est acceptée mais toujours pas mise en exécution
  • 1945 la Compagnie ” PLM ” n’est plus et la SNCF voit le jour
  • 1875 le Conseil Municipal appuie la proposition de M. le Maire pour accueillir un bureau de poste dans la commune de Celles (celui d’Arconsat étant loin de satisfaire les besoins)
    ” Celles fait un commerce considérable de coutellerie, de bois, etc.…elle a besoin de quantité de houille, fer, acier pour son industrie d’où chaque jour une correspondance considérable
  • 1881.M. le Ministre des Postes et Télégraphes a créé un établissement de facteur-boîtier de l’État à charge
    pour la commune de payer la somme annuelle de 100 FF pendant 18 ans pour les frais d’installation et de logement du service postal.
  • 1884 le Maire et son Conseil demandent que le postal soit changé en recette et que soit ajouté un bureau télégraphique au bureau de poste
  • 1887 sera nommé le premier receveur des postes de la commune
  • 1894 ouverture d’un bureau télégraphique
  • 1904 création d’un service téléphonique
  • 1945 installation de cabines téléphoniques dans les villages de Cornillon, Chapelat et Maubert
  • 1945 la distribution du courrier de trois fois par semaine est amenée à une distribution journalière
  • 1888 le Conseil Municipal demande des subventions pour des accessoires nécessaires à l’utilisation de la pompe à incendie et pour l’organisation d’une compagnie de sapeurs-pompiers
  • 1889 le projet s’évalue à 750 Frs qui se répartit : 15 % de subventions départementale, 20 % de subventions communales et 65 % de subventions à demander à l’État
  • 1890 la compagnie de sapeurs-pompiers aura un effectif de 25 hommes, les cadres étant : un sous-lieutenant, un sergent, deux caporaux, un Tambour ou un Clairon
    Une demande de 24 fusils avec sabres baïonnette pour l’armement du corps des sapeurs-pompiers a été faite au Ministère de l’Intérieur.
  • 1945 acquisition d’une motopompe et de 18 extincteurs

Anecdotes

  • Loi de 1893 pour l’assistance médicale gratuite à la charge de la commune sera couverte par un impôt supplémentaire
  • 1905 assistance obligatoire aux vieillards, aux infirmes et aux incurables sous forme d’allocations mensuelles sur la base de 5 à 20 FF. Elle comprend :
    alimentation à 90 % ( en 1930 sur une base de 30 FF: 67 %)
    logement ( en 1930 sur une base de 30 FF 13 %)
    vêtement ( en 1930 sur une base de 30 FF 10 %)
    chauffage ( en 1930 sur une base de 30 FF 10 %)
  • 1914 assistance aux femmes en couche
  • 1921 : des bons de repas et couchage sont délivrés par la commune pour les ” passants sans ressources “, par la suite des prix forfaitaires annuels ont remplacé les bons
  • 1927 Création du BUREAU DE BIENFAISANCE
    le compte de gestion doit être approuvé par le Conseil Municipal
    le traitement du Receveur du Bureau de Bienfaisance est à la charge de la commune
  • 1933 asile de nuit : afin de pouvoir donner un abri aux nombreux passants sans ressource dans la commune une petite maisonnette sera construite adossée à la salle Jean-Jaurés
  • 1935 pour un grand nombre de personnes l’assistance à domicile est en fait transformée en une assistance hospitalière
  • 1938 le Conseil Municipal reçoit une lettre du Syndicat unique demandant de venir en aide aux chômeurs, soit par l’ouverture de travaux ou par l’ouverture d’une caisse de chômage. Le Conseil Municipal soucieux et conscient de la situation présente des ouvriers en coutellerie, demande à M. le Préfet d’alerter le Gouvernement pour que des mesures soient prises pour protéger notre coutellerie dont l’état actuel est désastreux.
  • 1938 assistance aux familles nombreuses
  • Déclaration de la guerre en septembre 1939
  • Octobre 1939 une Commission Municipale de Surveillance des prix est nommée suite à une circulaire de M. le Préfet du Puy De Dôme en date du 19 septembre 1939 faisant connaître que toute majoration de prix pratiqués au 1er septembre 1939 est interdite.
  • 1939 une somme de 1000 FF est accordée au Comité de l’aide aux combattants de la Commune de Celles sur Durolle.
  • 1939 le Conseil Municipal sollicite M. le Préfet pour laisser l’éclairage public jusqu’à 19 heures (pour faciliter les cultivateurs et l’abreuvage des animaux etc.… en cas d’alerte officielle le Conseil Municipal prendrait les mesures nécessaires pour l’interdiction complète de l’éclairage public : REFUS DU PRÉFET
  • 1940 le Conseil Municipal décide l’adhésion de la Commune de Celles sur Durolle aux Fonds National de Compensation (vu le décret de 15 avril 1940 fixant les modalités d’organisation et fonctionnement du Fonds National de Compensation des allocations familiales pour les collectivités publiques)
  • 1940 en raison de la pénurie d’essence et de l’arrêté du Préfet du Puy De Dôme interdisant aux bouchers détaillants d’acheter du bétail dans les écuries, il y aurait lieu de créer un marché aux bestiaux et alimentation tous les mercredis de chaque semaine à 8 heures au bourg de Celles sur Durolle.
  • 1940 une somme de 1000 frs est accordée à l’œuvre du ” Paquet du Soldat ” pour un appui aux malheureux compatriotes prisonniers.
  • 1941 le Conseil Municipal désigne du personnel temporaire pour une distribution rapide des cartes d’alimentation (il leur a été alloué 20 FF par jour à chacun)
  • 1941 le concessionnaire du cimetière fait connaître au Conseil Municipal que depuis la déclaration de guerre il n’a procédé à aucune construction de monument et n’a procédé qu’à 28 sépultures, il lui est accordé pour le bon entretien du cimetière une réduction de 500 FF sur le montant de la prime
  • 1941 une somme de 500 FF est accordée pour la Caisse de la Région des Combattants du à la longue captivité des prisonniers.
  • 1941 (février) le Conseil Municipal vote à l’unanimité un ordre du jour de confiance au Maréchal Pétain Chef de l’État français et lui adresse ” l’hommage de sa profonde admiration pour le relèvement de la France. “
  • 1941 beaucoup d’imprimés sont délivrés par la mairie comme les demandes de textiles et de chaussures à la population le Conseil Municipal décide d’en vendre à 0.90 FF
  • 1941 vu les difficultés financières qui résultent pour les collectivités locales du surcroît de charges imposées par l’application des différentes mesures de rationnement actuellement en vigueur, l’État accorde aux communes de plus de 2000 habitants une subvention de 2 FF par carte d’alimentation et 0.25 FF par carte de bons de textiles. La Commune a 1 FF à sa charge pour la rémunération de l’employé assurant ce service. L’aide de l’État étant insuffisante le Conseil Municipal décide d’employé une personne en permanence.
  • 1942 le Préfet régional demande de constituer un stock de bois de 60 stères réparti en 2 stères par propriétaire dont la liste a été affichée en mairie (bois de chauffage en provenance de la production forestière non contrôlée)
  • 1942 décembre (et ce jusqu’en 1943) le Maréchal de France Chef de l’État a annoncé que ce Noël sera celui du Maréchal. Tous les élèves des classes publiques et privées ainsi que les enfants des réfugiés et des prisonniers ont été conviés à cette fête, au nombre de 300 enfants pour la commune de Celles sur Durolle, tous ont reçu des friandises.
  • 1943 le contrôle médical scolaire est à la charge de la commune : 5 FF par enfant : (280 enfants dénombrés).
  • 1943 en raison du nombre important des ordres de réquisitions présentés par le ravitaillement général, en ce qui concerne les animaux de boucherie, afin de faire une répartition équitable et suivant les disponibilités de chaque producteur, le Conseil Municipal décide un recensement général par le garde champêtre de tous les animaux détenus par chaque producteur.
    Une commission est créée, à la demande du Préfet du Puy-de Dome, qui comprend le Maire, le Chef du District du Ravitaillement Général ou un représentant de la commission de réception pour établir un inventaire permanent du bétail.
  • 1943 une somme de 2000 FF est accordée au Comité d’aide aux prisonniers
  • 1944 (15 août) 10 jours avant la libération de Thiers, au village des Sarraix, alors que les habitants préparaient les festivités du 15 août deux ” SS ” de passage dans un café se trouvent interpellé par le bruit d’un camion conduit par deux maquisards des Etivaux (commune de St VICTOR MONTVIANEIX), l’affrontement semble inévitable. Malgré la vigilance de Suzanne la patronne qui fait sortir les deux soldats allemands par la cave du sous-sol, l’un des deux se trouva être une cible des maquisards qui tirèrent sans l’atteindre.
    Fin de matinée une alerte fût donnée à l’arrivée de camions allemands qui assiégèrent le village, tous les habitants vus ou débusqués ont été rassemblés, le groupe fût acheminé en direction du Pont de Celles, à 400 maîtres du village il se trouva encerclé dans un champ au bord de la route. Là, commence un interminable interrogatoire parce qu’un des soldats du matin n’était pas rentré au cantonnement, n’ayant aucune réponse satisfaisante le lieutenant ” SS ” menaça les habitants que si le soir même le soldat n’était pas revenu, il considérait qu’il était mort et le lendemain le village serait brûlé. Le soldat était rentré le 15 août au soir…(un témoignage)
  • 1944 M. Challard demeurant aux Sarraix a été requis avec son véhicule pour le transport de fusils (deux courses
    entre Celles sur Durolle et Thiers) le Conseil Municipal décide de le dédommager pour une somme de 414 FF imputée sur les dépenses imprévues de la Commune.
  • 1944 (16 octobre) : arrêté de M. le Préfèt pour dissoudre le Conseil Municipal de Celles sur Durolle (dû à l’Ordonnance du 21 avril
  • 1944 portant sur l’organisation des Pouvoirs Publics en France après la libération)
    Une délégation spéciale provisoire est nommée, M. VOISSIER Claudius est nommé Président de la délégation spéciale en remplacement de M. DELIGNIERE Philippe (Maire depuis 1919)
  • 1944 (décembre) la délégation spéciale décide d’organiser un arbre de Noël à la salle Jean-Jaurés sous la Présidence de la Municipalité
  • 1945 (février) une lettre de M. le Préfet fait connaître les difficultés actuelles d’approvisionnement en farine du Département, la situation était extrêmement critique en raison des difficultés de transport et de mauvais temps, il importe donc de prendre d’urgence toutes mesures utiles en vue de faire livrer immédiatement tout le grain disponible par les cultivateurs, et autorise à titre exceptionnel à faire moudre ce grain et à assurer le ravitaillement en pain des habitants non producteurs.
  • 1945 la délégation spéciale sollicite avec insistance pour que le Docteur RAPPE soit maintenu au poste actuel étant appelé au service des armées, en effet il assure les soins de 2151 habitants sur la commune de Celles sur Durolle, d’une centaine de réfugiés et de prisonniers allemands demandés pour la culture. Les docteurs de Thiers refusant de se déplacer dans les campagnes faute de carburant le Docteur RAPPE est obligé de venir en aide aux communes environnantes (Viscomtat, Sainte-Agathe et Vollore Montagne)
  • 1945 (mai) élection municipale pour mettre fin à la délégation spéciale
    M. VOISSIER Claudius est élu maire, élection pour la première fois d’un troisième adjoint,
    Cinq commissions : commission de ravitaillement et des travaux
    commission textiles et chaussures
    commission pneumatique
    commission sports
    commission communale des impôts directs
    Deux délégations : délégués au syndicat intercommunal d’électrification (Celles sur Durolle, Arconsat, Chabreloche)
    délégués aux États généraux (commission de défense d’intérêts agricole et de ravitaillement et commission de l’urbanisme et d’intérêt national)
  • 1945 (juin) le Conseil Municipal demande ” la création d’une armée nationale et républicaine pour une épuration totale de tous organismes et leur personnel existant sous Vichy et non touchés par l’épuration, pour la condamnation de tous les traîtres qui ont vendu la France, en un mot pour l’application intégrale du programme de C.N.R. “
  • 1946 une plaque commémorative des victimes de la guerre 1939/1945 est apposée au Monument aux Morts
  • 1945 (15 août) vente des insignes ” VICTOIRE “
  • 1904 : projet de l’installation de réseau électrique sur la commune avec la Société Forces Motrices d’Auvergne (Société hydroélectrique)
  • 1924 extension de l’installation de réseau électrique aux plus petits hameaux
  • 1928 demande d’électrification du territoire de la Commune notamment pour les exploitations agricoles d’où une demande d’aide au Ministère de l’Agriculture. Pour cette œuvre d’intérêt général et essentiellement agricole Conseil Municipal demande de faire étudier gratuitement le projet par le service de Génie Rural.
    S’il y a lieu la commune se groupera en Syndicat avec les communes voisines.
  • 1929 concession à la compagnie Hydro électrique d’Auvergne de distribution d’énergie électrique pour tous usages dans la commune
  • 1937 modification des horaires d’éclairage public en raison des frais à l’arrière-saison, l’éclairage sera porté à 6 heures au lieu de 5 heures
  • GUERRE 1914/18 Le Conseil Municipal très réduit expédie les affaires courantes et vote des aides aux familles, aux prisonniers et aux combattants.
  • 1918 la municipalité fait établir des ” carnets de pain ” à distribuer équitablement entre les habitants, elle se voit même obligée de réquisitionner le blé après 15 jours sans pain.
  • 1919 : création d’une commission de souscription pour la construction du monument aux morts, en 1920 la commission hésite sur l’emplacement du monument entre la Place du Palais ou le milieu de cimetière finalement décision en 1921 de le construire à l’entrée du cimetière, il sera inauguré en 1923.
  • Fin XIXéme : construction de lavoirs et fontaines dans chaque village, vu la nécessité de l’eau la réalisation de ces bacs témoignent un sentiment utilitaire plus qu’esthétique.
  • 1901 la commune de Celles sur Durolle comporte 3031 habitants
  • 1905 projet de l’établissement d’une bascule au bourg de Celles
  • 1920 : la commune de Celles accepte comme Pupille de guerre la commune de ” CERNY en LAONNOIS ” afin de lui apporter une aide pécuniaire.
    Le secrétariat de Mairie ne sera plus assuré par un enseignant, un nouveau secrétaire est désigné
  • 1923 Décision de l’emplacement d’un atelier public de distillation (Alambic) au lieu dit ” Les Palles “
  • 1926 budget municipal par ordre d’importance :
    – budget de voirie
    -d’administration
    -d’assistance et d’hygiène
    -d’institution publique
    – d’entretien des propriétés communales
    -de dépenses diverses
  • 1927 le corbillard de la commune est réparé et soumis à un ornement établi en trois classes
    une petite classe : le corbillard sans garniture au prix de 20.00 francs
    une classe moyenne : le corbillard comporte les garnitures mais sans panache au prix de 40.00 francs
    une grande classe : le corbillard comporte toutes les garnitures y compris panache et bandes de cheval et lanternes allumées au prix de 80.00 FF
    Le corbillard sera mis à la disposition des familles qui seront libres de prendre un conducteur de leur choix, la petite classe sera toujours gratuite pour les indigents.
    Le corbillard sera demandé à la mairie et le montant de la redevance sera versé immédiatement.
    Il sera délivré au demandeur, une quittance extraite d’un carnet à souches mentionnant la classe demandée.
    Cette quittance sera présentée au garde champêtre qui assurera l’entretien du corbillard.
  • 1928 quatre concessions sont possibles au cimetière :
    concession temporaire : 30 francs le M2
    concession trentenaire : 50 francs le M2
    concession centenaire : 80 francs le M2
    concession perpétuelle : 100 francs le m2
  • 1930 les habitants du village des Sarraix (230 habitants) demandent une salle de gymnastique et de préparation militaire, ” ce village forme un centre essentiellement industriel où la pratique des sports est une nécessité vitale pour la santé des nombreux jeunes gens travaillant en usine ” En 1937 l’Union Sportive et Musicale des Sarraix évoque le projet de la construction d’une salle de gymnastique et l’aménagement d’un terrain de sport (la société ayant acquise le terrain pour la construction de la salle) La Commune s’engagerait pour l’entretien de la salle et du terrain.
  • 1935 le 3 SEPTEMBRE Celles sur Durolle subit un OURAGAN
  • 1936 installation du téléphone à la mairie
  • 1937 achat d’un appareil de cinéma, la somme allouée en 1938 de 500 FF de subvention par la Commission départementale pour cet achat a été versé à la Caisse de Receveur Municipal et tombé dans les fonds libres de la Commune, le Conseil Municipal demande que cette somme soit versée à destination du Cercle Laïque de Celles sur Durolle.
  • 1941 décision du Conseil Municipal d’agrandir le cimetière
    A partir du 1er septembre 1941 le bureau de la mairie sera fermé le dimanche et ouvert le samedi de 8 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
    Le logement à côté de la poste est mis à la disposition du Docteur Auer à titre gracieux en contrepartie le Docteur devra rendre visite une fois l’an aux enfants des écoles et s’il désire partir de la Commune il s’engage à exercer à Celles sur Durolle tant qu’il n’aura pas trouvé un remplaçant.
  • 1942 en raison du nombre de travaux ordonnés par le Gouvernement en matière agricole, financière et administrative, le Conseil Municipal décide de faire établir un plan cadastral exact et tenu rigoureusement à jour (l’ancien ayant beaucoup trop d’erreurs).
  • 1944 projet de reconstruction du clocher et de réparation de la toiture de l’église
    Suite à la création d’un centre d’abattage à Celles sur Durolle le Conseil Municipal décide qu’il y a lieu de voter une taxe de visite et de poinçonnage. Ils décident qu’un droit forfaitaire sera du par tête d’animal abattu (taureau/bœuf : 25 FF, vache : 20 FF, mouton/chèvre : 1.50 FF, agneau de lait et chevreau : 0.50 FF, porc : 7 FF)
  • 1945 (7 novembre) décision d’organiser la fête du 11 novembre 1945, à partir du 10 novembre le Monument aux Morts est illuminé, sont invités les instituteurs à faire une allocution aux élèves le dimanche 11 novembre, sont invités à défiler toutes les sociétés locales, les enfants des écoles et la population
  • 1946 la commune de Celles sur Durolle comporte 20 fabricants en coutellerie, 15 fabricants artisanaux en coutellerie, 3 marchands de vins en gros, 5 épiciers et 4 boulangers
  • 1947 arrêté municipal pour la limitation de vitesse des véhicules en agglomération
    poids lourds (poids total en charge > 3000 kgs) : moins de 10 km/h
    véhicules légers (poids total en charge < 3000 kgs) : moins de 15 km/h
  • 1948 commémoration du centenaire de la révolution de 1848 avec un grand éclat
  • 1948 la ligne téléphonique de Celles à Viscomtat étant remise à neuf, toutes personnes prises en flagrant délit de détérioration sera passible d’une amende de 20 à 30000 FF
  • 1948 liste du personnel communal
    M. DUMOUSSET Rémy : secrétaire de mairie
    Me DAMON Yvonne : aide secrétaire
    M. ROMAIN Paul : garde champêtre (il effectuait en plus de ses tâches habituelles l’inspection des abattoirs)
    Constituent le ” personnel permanent ”
    Me DOSJOUB Yvonne : gérante de la cabine téléphonique des Sarraix
    Me CHAZEAU : pour la levée de la boîte aux lettres de la gare
    Melle COLLONGE Mathilde pour le balayage des classes et de la mairie
    Constituent les ” petits employés communaux ”
    PATRIMOINE
    ÉGLISE DE CELLES SUR DUROLLE
    L’église dédiée à Saint-Julien (patron des bateliers, des voyageurs et des aubergistes) a été construite en pierres au XI éme siècle (Nef centrale de style roman), sur l’emplacement d’une chapelle primitive probablement en bois datant du VI éme siècle elle-même édifiée sur une source celte.
    Entre le Haut Moyen Age et le XII éme siècle le cimetière se fixa à côté de l’église, tombes adossées au mur de l’édifice recevant ainsi l’eau purificatrice.
    Au XIV éme siècle furent construits le clocher et les contreforts de consolidation de la Nef avec les pierres provenant de la démolition du Château de Puy de Celles.
    Après la révolution de 1789 les bâtiments entourant l’église, dans lesquels la sacristie était incluse serviront d’école-mairie puis seront remplacés par la poste actuelle.
    Quant à la sacristie elle sera incluse entre deux piliers de contrefort derrière l’abside.
  • 1935 installation d’une horloge au clocher de Celles sur Durolle
    Le Montoncel
    Point de séparation de deux provinces romaines, l’Aquitaine et la Lyonnaise, lieu où nous retrouvons des vestiges celtes (des pierres à cupules et à sacrifice) Altitude

Château du Puy de Celles: Il est détruit par Louis XI seuls les souterrains sont encore là, ils aboutissent tous au lieu de sauvegarde de ces châteaux féodaux.

La Salle Jean-Jaurés

  • 1920 Le Conseil Municipal envisage la nécessité d’une salle publique pour la Société de gymnastique ” La Montagnarde “, pour une cantine scolaire et une salle de réunion.
  • 1923 réalisation de la salle publique près de l’école de filles dont le nom sera ” Salle Jean Jaurès “
  • 1937 aménagement de la salle en salle de gymnastique et d’un terrain de jeux pour préparation militaire et foyer aux campagnes. La salle et le terrain seront mis à la disposition de toutes les sociétés agrées à la commune et des enfants des écoles (demande de la municipalité de subventions aux Ministère de la santé publique et au Ministère de l’éducation physique)
  • 1946 le Président de la Société La Montagnarde M. BOULAY Rémy et ses membres demande à la municipalité l’autorisation de l’agrandissement de la salle Jean Jaurès aux frais de la société
  • 1947 agrandissement par la Société La Montagnarde de la salle Jean Jaurès destiné à ses réunions privées et au dépôt de ses archives, le Conseil Municipal décide de consentir à ladite société un bail emphytéotique (bail à long terme qui diffère du bail ordinaire en ce qu’il confère un droit d’hypothèque cessible et saisissable) pour une durée de 99 ans pour la salle et la partie du terrain communale qui joint cette salle.
    Ce bail pourrait être consenti à la société La Montagnarde moyennant un loyer modique de 150 FF, mais à charge pour elle d’exécuter à ces frais toutes constructions nouvelles, travaux et réparations et de payer les impôts et primes d’assurances.
    La Société La Montagnarde s’engage à donner la libre disposition de la salle actuelle pour les réunions du Cercle Laïc et des enfants des écoles, de réserver pour la commune la libre disposition de la salle pour les réunions de périodes électorales et pour les réunions de société ou groupement ayant un caractère professionnel et ce gratuitement pour le Conseil Municipal à charge d’un préavis écrit de huit jours, sauf pour les réunions ayant un caractère d’urgence. Elle s’engage à réserver au profit de la commune tout droit de passage à tous usages sur le terrain communal sur lequel se trouve édifié la salle Jean Jaurès.

La Mairie

Du Lundi au Vendredi
De 08h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h30
Téléphone :  04 73 51 50 16
Email: celles.mairie@orange.fr
Adresse: 5 rue du 11 Novembre - 63250 Celles-sur-Durolle

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